jeudi 10 mars 2011

L'Institut San Telmo de Séville ouvrira une école de commerce à Tanger en septembre 2011


C'est sa deuxième implantation à l'étranger après Lisbonne. Ses programmes marocains affichent toujours complet.
L’Institut San Telmo de Séville pour le management avancé a indiqué qu’il formalisera l’ouverture de la première école de commerce dispensant des cours en espagnol et en anglais au Maroc à la rentrée de septembre 2011. Fondé en 1982 dans la capitale andalouse, l’Institut San Telmo opérera ainsi sa deuxième sortie à l’étranger après Lisbonne.

Cet institut dispensera des cours et des séminaires de formation continue et délivrera des diplômes. Il devrait également s’intéresser aux marchés africains et arabes à partir de sa plateforme marocaine.

Depuis l’année 2009, l’Institut San Telmo, qui dispose de représentations dans d’autres régions espagnoles et au Portugal, organise de manière régulière des séminaires de formation continue sur le marché marocain pour les cadres et les entreprises espagnoles à Tanger. Ceux-ci affichent régulièrement complet.

Ce programme organisé deux fois par an et soutenu financièrement par l’organisme de promotion extérieur andalou Extenda affiche à chaque fois complet avec 65 à 75 cadres et entreprises inscrites. Le premier séminaire de l’année 2011 est prévu ce 23 mars prochain et le second au mois de juin. A chaque fois, des historiens, des hommes politiques et des hommes d’affaires marocains et espagnols sont invités pour partager leur expérience avec les investisseurs potentiels andalous et répondre à leurs questions. Au cours des séminaires 2010, les participants ont pu avoir des échanges avec le ministre Ahmed Réda Chami, des cadres de la Tanger Free Zone et du ministère des finances, et du côté espagnol avec le président du Comité Maroc-Espagne du patronat espagnol et dirigeant de Settavex José Miguel Zaldo ou avec les donneurs d’ordre du Corte Inglès.

Pour l’Institut San Telmo dont l’objectif est de contribuer à l’internationalisation des entreprises andalouses et espagnoles, la décision d’ouvrir une école de commerce à Tanger est stratégique. Elle vise à rapprocher les dirigeants d’entreprises marocains et andalous de manière durable comme nous l’affirme un cadre de l’Institut. « Le Maroc est le 3ème marché extérieur pour les produits espagnols »  après les USA et l’UE comme aime à le rappeler José Miguel Zaldo patron espagnol qui a depuis longtemps fait le choix d’investir au Maroc et d’encourager d’autres hommes d’affaires espagnols à le faire.  De fait, l’Espagne vend plus au Maroc qu’en Inde, en Chine ou au Brésil.

Afin de mettre tous les atouts de son côté, le San Telmo a choisi de confier le pilotage de son projet Maroc à un cadre connaisseur autant de la culture et de la langue espagnoles que des arcanes du monde des affaires marocain.
Jamal Amiar. La Vie éco

BMCE Capital met en place une plateforme électronique pour le trading sur le marché des changes


BMCE Capital Markets vient de lancer la première plateforme électronique au Maroc pour le trading sur le marché des changes. Ouverte à tous les importateurs et exportateurs, qu’ils soient clients ou non de la banque, cette nouvelle solution permet d’accéder directement au marché des devises et de réaliser toutes les transactions financières autorisées au Maroc. Baptisée «BMCE FX-Direct», cette plateforme est conforme aux pratiques internationales et respecte la réglementation de l’Office des changes et la confidentialité des opérations.
La solution offre plusieurs possibilités aux utilisateurs. Elle permet d’accéder à l’ensemble des cotations «fixing» de Bank Al-Maghrib ainsi qu’aux cotations en temps réel des devises sur le marché des changes. Quand la parité d’une devise est opportune pour l’utilisateur, il peut instantanément envoyer un ordre d’achat ou de vente, et ainsi voir son opération réalisée. La plateforme permet également de saisir des ordres à terme, en figeant la parité d’une devise pour une transaction qui sera réalisée dans un certain nombre de semaines ou de mois. Par ailleurs, les utilisateurs peuvent placer des ordres en différé, avec un cours donné, et ainsi rester 24h/24 sur le marché jusqu’à ce que ce cours soit atteint. Notons que «BMCE FX-Direct» est une solution entièrement gratuite. Et hormis l’accès aux cotations des devises et la possibilité de passer des ordres, elle permet d’accéder à un flux d’informations financières pour aider les utilisateurs à prendre des décisions. Elle offre également de l’assistance, à travers une fonction de chat qui permet d’entrer en contact avec un conseiller.
 La croissance de la masse monétaire poursuit son ralentissement
Selon les dernières statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib, relatives au mois de janvier 2011, la masse monétaire, reflétée par l’agrégat M3, s’est inscrite en hausse de 3,6% par rapport à janvier 2010, à 899 milliards de DH, contre une croissance de 9,4% entre janvier 2009 et janvier 2010. Elle traduit un accroissement de 6,3% de la circulation fiduciaire, de 3,2% de la monnaie scripturale, de 7,1% des placements à vue, et de 1,4% des autres actifs monétaires. La ventilation des actifs monétaires par agent économique fait ressortir un repli de 6,1% des actifs détenus par les ménages et une progression de 11,5% de ceux des entreprises non financières privées. Les engagements monétaires du secteur public ont, eux, reculé de 8,2%.
En ce qui concerne les contreparties de la masse monétaire, les créances sur l’économie ont marqué une hausse de 5,1%, à 692 milliards de DH, contre 14,3% une année auparavant. En effet, les crédits bancaires ont augmenté de 5,5%, à 613 milliards de DH. Ils cachent l’augmentation de 16,4% des crédits à l’équipement, de 9,2% des crédits immobiliers, de 7,6% des crédits à la consommation, et le repli de 4,3% des facilités de trésorerie.
Delattre Levivier Maroc obtient une double certification
Delattre Levivier Maroc, spécialiste de la construction métallique lourde coté en Bourse, vient d’obtenir la certification OHSAS 18001, qui garantit le respect des règles essentielles de santé et de sécurité au travail, ainsi que la reconduction de sa certification Iso 9001 axée sur la qualité et la satisfaction des clients. La démarche de certification a duré plusieurs mois avant d’aboutir à de nouvelles procédures et instructions de travail permettant l’exécution des tâches dans un environnement dont  le risque est maîtrisé.
La Vie éco

Lancer un site e-commerce au Maroc, les frais à prévoir


Commissions sur transactions, abonnements et caution solidaire

Nous comptons au Maroc quelque 60 sites de e-commerce qui offrent la possibilité de paiement en ligne. Par type de produit proposé, le shopping en ligne (prêt-à-porter, décoration… ) se positionnent en tête avec 12 sites marchands. Le panier moyen sur ces sites est de 1500 DH. Nous remarquons toutefois un écart du panier moyen part type de service, soit un panier de 2500 DH pour les sites de voyage contre 900 DH pour les sites de shopping et paiement de factures.

Dans la liste des sites qui utilisent le service de paiement en ligne par carte marocaine, seule une quinzaine sont des « Pure players », en d’autres termes, Internet est leur seul canal de distribution.

Le reste des sites est adossé à des entreprises connues qui opèrent via d’autres réseaux de distribution. Le paiement en ligne par carte marocaine est opérationnel depuis 2007 suite au vote de la loi 53-07 sur l’échange électronique de documents, mais aussi à l’accord entre Maroc Telecommerce, organisme de sécurisation des transactions en ligne et le Centre monétique interbancaire (CMI) qui joue le rôle d’interface entre Maroc Telecommerce et la banque du client.

L’utilisation des services du CMI est conditionnée par la signature d’un contrat d’adhésion, et le dépôt d’une caution solidaire qui peut atteindre le montant de 50 000 DH selon la taille de l’entreprise, sa solvabilité et le type de son activité en ligne.

La mise en place d’un système de paiement en ligne implique, hors frais de développement, plusieurs coûts. Coté CMI, il faut prévoir une commission de 1,5% HT par transaction pour les cartes bancaires marocaines et de 2,5% HT par transaction pour les cartes bancaires étrangères.

Coté Maroc Télécommerce, il faut compter un forfait de 3000 DH/HT pour la mise en service, un abonnement mensuel de 250 DH/HT (Gratuit pendant les 6 premiers mois) et une commission qui varie entre 0,5% et 1% HT par transaction selon le type des produits commercialisés.

Les opérations frauduleuses sont à la charge de l’entreprise. Si un client effectue le paiement en utilisant une carte bancaire d’un tiers à son insu, le e-marchand est dans l’obligation de rembourser le montant à la victime. C’est d’ailleurs la raison d’être de la caution exigée par le CMI. Toutefois, aucune transaction frauduleuse de paiement en ligne n’a été signalée au CMI au jour d’aujourd’hui. Il faut néanmoins prendre un certain nombre de mesures avant de débiter le compte du client.

Les étapes pour lancer votre site e-commerce peuvent prendre une quinzaine de jours. Pour éviter toute surprise, il faut prévoir un mois avant sa mise en ligne.

(Article proposé par : I-nefs & Itechnologie )

 

Affaire e-floussy : lourde plainte de Karim Rahal contre Karim Boukaâ


Karim Rahal Essoulami accuse son associé dans Quick Money de mauvaise gestion. Une plainte a été déposée auprès de la justice en décembre dernier.
Affaire e-floussy : lourde plainte de Karim Rahal contre Karim Boukaâ
Ce qui a été présenté au départ comme un projet citoyen à caractère social, destiné à procurer un emploi à des centaines de jeunes, est en train de se transformer en feuilleton judiciaire. E-floussy, puisque c’est de cette enseigne commerciale qu’il s’agit, est aujourd’hui secouée par un contentieux entre les deux principaux actionnaires de Quick Money, la société gestionnaire. Karim Rahal Essoulami, président du conseil de surveillance de Quick Money dont il détient 25% du capital, accuse Karim Boukaâ, président du directoire qui en contrôle 75% avec une personne de sa famille, de mauvaise gestion, détournement de fonds, subtilisation de documents et «refus au président du conseil de surveillance d’accéder aux documents comptables de la société».
En effet, Karim Boukaâ a publié récemment un communiqué de presse annonçant que Karim Rahal a été démis de ses fonctions de président du conseil de surveillance par une assemblée générale de Quick Money. Décision que ce dernier conteste, considérant que «la tenue de cette prétendue assemblée s’est faite en violation d’une décision de justice qui précise que Karim Boukaa n’est pas habilité à convoquer cette AG ni par les statuts de la société, ni par la loi sur les SA à directoire et à conseil de surveillance».
En effet, une plainte datée du 9 décembre 2009 a été déposée par Karim Rahal contre son associé auprès du procureur du Roi du tribunal de première instance de Hay Hassani Aïn Chok, sur la base d’un audit de la société réalisé par l’expert Jamaleddine Ilias. La plainte, dont La Vie éco détient une copie, précise qu’au moment où l’expert cité s’attelait à sa tâche, Karim Boukaâ est arrivé à «subtiliser un certain nombre de documents comptables avant de disparaître».
Mais, peut-on lire dans cette plainte, l’expert avait déjà enregistré toutes les données dans son ordinateur, ce qui lui a permis d’achever son audit.

Où sont passés les dépôts des franchisés ?

Cette plainte a été déposée sur la base des irrégularités constatées et signalées à la police judiciaire de Hay Hassani Aïn Chock qui a auditionné l’expert en question ainsi que le plaignant, en l’occurrence Karim Rahal. Un  procès-verbal daté du 3 décembre 2010 a été transmis au parquet, le 8 du même mois. Dans cette plainte, Karim Rahal accuse également M.Boukaâ, en plus d’avoir subtilisé les documents comptables, d’avoir fait disparaître une partie du stock de la société (ordinateurs et autres matériels de travail) estimée par l’expert à 7 365 489 DH. La plainte fait état aussi de fausses factures émises par une société du nom de Visio Electronics pour un montant qui dépasse 30 MDH.
Ces factures ont été réglées rubis sur ongle par Quick Money avant que les montants correspondants ne soient «restitués» par le biais de chèques à l’ordre de Quick Money que M. Boukaâ aurait endossé personnellement ou pour le compte de sociétés lui appartenant, des chèques sur lesquels ne figurait pas la mention «Non endossable». A l’appui de cette accusation une copie d’un chèque de 2 400 000 DH tiré sur la BMCI pour le compte de la Société Acfin appartenant à Karim Boukaa.
Enfin, il est réclamé à Karim Boukaâ les dépôts (fonds de roulement) des 500 jeunes gérants des points efloussy à raison de 48 000 DH par gérant, soit au total 24 MDH,  une somme «dont il n’y aurait pas trace dans les comptes de la société Quick Money», selon les termes de la plainte. En outre, selon Karim Rahal, sur les 500 points de vente multiservices de l’enseigne e-floussy, moins de 200 sont opérationnels actuellement.
Contacté pour donner sa version des faits, Karim Boukaa nous a conseillé de joindre une autre personne qui suit selon lui le dossier.  Dans un premier temps,  cette personne qui tient à garder l’anonymat nous a déclaré qu’elle n’avait aucun commentaire à faire sur le sujet. Et de nous conseiller, «amicalement», de ne pas écouter les rumeurs car selon elle, «la presse a écrit ces derniers temps beaucoup de choses qui sont loin de la réalité».
Rappelant quelques minutes plus tard cette même personne qui, cette fois-ci, s’est présentée comme le responsable de la communication de Quick Money, elle a tenu à préciser «que si cette affaire devait atterrir devant la justice, elle avait entièrement confiance en celle-ci».
La même source précise que Quick Money est en train de préparer un rapport qu’elle présentera à la presse dans les jours qui viennent afin d’éclairer l’opinion publique. De son côté, Karim Rahal affirme être prêt à renoncer à tout si son associé consent à rembourser dans les plus brefs délais l’argent des franchisés. Affaire à suivre.
Mohamed Moujahid. La Vie éco
www.lavieeco.com

E-commerce : certification pour les commerçants et cartes de paiement dédiées aux services publics


Une commission mixte public-privé a commencé les audits de labellisation des commerçants. Une carte de paiement des services de l'administration en ligne sera émise.
E-commerce : certification pour les commerçants et cartes de paiement dédiées aux services publics
Le e-paiement et le e-commerce sont encore balbutiants au Maroc. Les chiffres le montrent. En 2010 un peu plus de 10 millions de transactions ont été effectuées sur TPE pour un montant de 6,3 milliards de DH pour les cartes marocaines. Les cartes étrangères, elles, ont réalisé durant la même période 3,3 millions de transactions pour un mottant global de 5,6 milliards de DH. Selon Boubker Badr, directeur de l’économie numérique au ministère du commerce, de l’industrie et des nouvelles technologies (MCINT), tout est mis en œuvre pour lancer la dynamique. Les dernières actions en marche portent sur le début de la labellisation des commerces. Concrètement, on peut citer la mise en place d’une commission d’experts comprenant deux représentants du MCINT et deux de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) en plus d’un cinquième membre qui sera le représentant des consommateurs et qui sera désigné par le ministère auprès de l’association la plus représentative. Cette commission a pour mission d’auditer les commerçants en vue d’être reconnus comme des opérateurs fiables de leur secteur. Cette démarche s’apparente à une forme relative de certification car un consommateur doit être rassuré au moment de réaliser son opération d’achat sur l’existence même du commerçant et l’activité qu’il exerce et avoir l’assurance que la marchandise lui sera livrée après paiement.

Barid Al Maghrib chargé des normes de cryptage
Cela ne veut pas dire que cette labellisation va se substituer aux tribunaux de commerce en cas de litige sur la qualité ou les délais de livraisons. Quant à la sécurité de la transaction financière, elle est prise en charge par le Centre interbancaire marocain (CMI). La deuxième action du ministère est la prochaine émission, en partenariat avec les banques, d’une carte de paiement électronique pour tous les services gouvernementaux en ligne comme les redevances et les timbres pour les différentes pièces administratives qui pourraient être obtenues en ligne. Au ministère, on assure que tous les aspects réglementaires sont bouclés et que les questions du cryptage sont réglées aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises. Et pour les transactions entre entreprises, Barid Al Maghrib, qui a créé une entité appelée barid e.sign, est désormais habilitée à assurer la sécurité pour les différentes normes de cryptage qui répondent aux standards internationaux.
Mohamed El Maâroufi. La Vie éco
www.lavieeco.com